Digestion des lipides

La quantité de lipides absorbés (beurre. huile, margarine, lait, viande, oeufs. etc.) varie beaucoup selon les individus (de 10 à 250 g/j) et est en moyenne de 60 à 100 glj. Les graisses neutres ou triglycérides représentent la majeure partie (90%); à cela s’ajoutent des phospholipides, des esters du cholestérol (ou cholestérol-esters) et les vitamines liposolubles A, D. E, K. Ces lipides sont généralement réabsorbés à plus de 95% t dans l’intestin grêle. Les lipides sont peu hydrosolubles. Leur digestion et leur absorption dans le milieu aqueux du tube digestif et leur transport dans le plasma posent donc certains problèmes particuliers. Les triglycérides peuvent certes être absorbés en faibles quantités sans être scindés, mais la dégradation enzymatique des graisses alimentaires est une condition préalable à une absorption normale. Les enzymes lipolytiques (lipases) proviennent des glandes sublinguales et du suc pancréatique. 10 à 30% des lipides sont déjà scindés dans l’estomac (pH acide optimal pour l’activité des lipases sublinguales). 80% dans le duodénum et le jéjunum supérieur. Les lipases agissent essentiellement au niveau de l’interface huile/eau. Il faut pour cela qu’il y ait une émulsification mécanique des lipides (provoquée surtout par la motricité de l’estomac « distal »). car les gouttelettes grais seuses relativement petites dans une émulsion offrent aux lipases une surface d’action importante. Pour pouvoir exercer son activité lipolytique (maximum 140 g lipide/min i), la lipase pancréatique requiert la présence de Ca2+ et d’une co-lipase qui résulte de l’action de la trypsine sur une pro-colipase (provenant du suc pancréatique). La scission des triglycérides (première et troisième liaison d’ester. ) conduit, grêce à un apport d’H20, à des acides gras libres et des monoglycérides. Autour de l’enzyme se forme une phase isotrope visqueuse contenant si multanément des zones aqueuses et des zones hydrophobes.